
Audrey MARTIN est l'artiste en résidence 2011-2012 jusqu'au 9 février. Ses oeuvres sont visibles dans le hall du bâtiment administratif.
L’OR DE L’ART
Quoi de plus précieux, de plus rare, de plus lumineux que l’or ? Mais quoi de plus pur, de plus noble, de plus enthousiasmant que l’art ?
Au demeurant, l’or et l’art ont souvent fait bon ménage : des auréoles divines cernant les figures de saints parmi la féconde postérité du Cimabué aux icones orthodoxes exaltant les visages des madones, du rituel des civilisations pré-colombiennes aux toits ornés des temples thibétains et sans doute du soleil levant, en passant par le baroque, les riches plats ciselés des pays orientaux, ou les expériences élémentaires et extrémistes d’Yves Klein. C’est sans doute la raison pour laquelle Audrey Martin fonde quelques-unes de ses jeunes réalisations majeures sur ce métal mais traité ici picturalement, dans sa liquidité pourrait-on dire, plus précisément sous la forme d’une surface monochrome. Qui plus est, la feuille (ou la page) de papier arrachée à quelque cahier d’écolier, devient une surface peinte et par là même un plan, qu’elle enveloppe d’une vitrine bombée et murale, protectrice, comme on le ferait pour des reliques précieuses. Mais qui souhaiteraient s’émanciper tout de même, car la page est avancée par rapport à son support vertical, comme pour venir au devant du spectateur qui la contemple. Certes, on ne touche pas mais ce n’est pas l’envie qui lui manque de transgresser les conventions. La feuille devient « or » car tout ce que touche l’artiste se fait précieux, non seulement parce qu’il aspire à rentrer dans la grande confrérie de ses prédécesseurs qui définissent l’Histoire de l’Art, non seulement parce qu’il y a dans l’or et dans la démarche artistique quelque chose d’une sublimation d’ordre spirituel, mais parce que l’on ne saurait, de nos jours, concevoir la vie d’artiste sans se préoccuper de la valeur économique des œuvres dont l’or demeure plus que jamais l’étalon.
Une deuxième œuvre d’Audrey Martin, une simple feuille à carreaux, froissée comme par dépit, nous fait passer de la deuxième à la troisième dimension. Elle est posée sur un socle, fragile et légère, même si le poids de l’or lui octroie une certaine gravité. C’est qu’elle est passée du statut d’œuvre peinte à un avatar de statue, de sculpture quotidienne, puisqu’en l’occurrence elle accède ainsi au volume. La surface n’est qu’une partie peinte, ce qui montre qu’une décision, un geste, une petite cause suffit pour qu’un objet du quotidien accède à une dimension plus élevée, à un effet plus décisif. Comme on le voit, c’est bien la définition même de l’art à sa base qui s’avère la préoccupation principale d’Audrey Martin. Par ailleurs, le fait que le support choisi soit lié à l’écriture n’est pas innocent. De même que le poète cherche l’or du temps, retrouve quoi ? l’éternité pour parler comme Rimbaud, l’artiste à l’instar d’un Midas qui aurait oublié d’être bête comme un âne, donne du relief à tout ce qu’il touche, donne un sens plus pur aux choses de la tribu (pour parler cette fois comme Mallarmé), les fait passer du simple appel des yeux au royaume des cieux – de l’art s’entend.
La feuille est aussi page : c’est le sens de cette machine à écrire d’une autre époque et dont la page encore vierge attend un quelconque prolongement qui entérinera, peaufinera et conclura l’œuvre présentée, ready-made in progress et qui se donnerait du temps, du jeu, bref du champ.
Comme tous les jeunes artistes, Audrey Martin s’inscrit dans un double mouvement : de déconstruction et de reconstruction. De déconstruction parce qu’il convient de rejeter la convention, de remettre en question l’institution, bref de tuer les pères. De reconstruction car toute démarche purement destructive est vouée à l’impasse. Il faut démolir pour reconstruire. L’art ne saurait vivre perpétuellement dans le no man’s land sinon à supposer une société un mode de civilisation autodestructrice et iconoclaste. Un monde totalitaire dont la simple perspective nous effraie.
On voit bien ce double mouvement dans la vidéo présentée au sol par Audrey Martin et où, justement, la tapisserie d’une pièce (en fait un millier de photocopies) est défaite progressivement mais sûrement, tandis qu’un bruit de fond nous laisse entendre qu’il s’agit d’un travail de massicot. On peut en faire avec du papier, des choses. Posé au sol, le papier du mur déchiqueté montre bien que l’on peut passer du plan au volume, du simple aplat au tas, et du topologique ou mural au territorial, avec occupation d’un espace : bref à une installation. Et comme cette installation est au sol le moniteur a été placé aussi au sol, de manière à bien accentuer la nécessité de mettre à bas le regard. On nous demande d’être attentifs aux petites choses à terre.
Reconstruire donc : c’est ce qu’illustre cette couronne de petites biches en plastiques du style jouet d’enfant et dont l’artiste a conçu spontanément la forme idéale, car de l’or au cercle il n’y a pas grande distance. Cette œuvre traduit la volonté d’Audrey Martin de ne rien se refuser des goûts et références populaires (on passe à ces plats décorés d’animaux) mais surtout on voit bien combien cette artiste, qui s’inscrit dans la postérité du ready made, cherche à accorder aux choses simples une valeur poétique, une forme fédératrice qui soit l’illustration de sa pensée artistique, car qui nierait aujourd’hui que l’art ne soit avant toute une chose mentale ?
Une chose mentale qui donne à réfléchir, comme cette photographie en numérique aux tons argentiques qui donne justement l’illusion de la troisième dimension alors qu’il s’agit en fait d’une surface plate, ou un simple détail photographié qui présente à distance la possibilité d’une sculpture murale. Il s’agit en fait de l’œuvre d’un confrère bien connu, marc Couturier qui a réalisé à la fois une lame géante en demi-lune sur le mur pignon fronton d’une église de Sélestat et une œuvre plus ancienne, acquise par le Frac Alsace, et qui présente elle aussi une lame en relief. L’œuvre joue sur les effets de lumière et je ne peux m’empêcher de penser au fameux tableau d’Holbein sur les Ambassadeurs avec sa fameuse anamorphose qui nous rappelle le caractère éphémère de toute existence, et les incertitudes de notre regard. L’art est long mais le temps est court. Cette dernière œuvre, photographiée par Audrey Martin et ramenée à des proportions à la mesure d’une réflexion plus intimiste, montre une autre composante du travail d’Audrey Martin : à savoir que le spectateur n’est jamais sûr de ce qu’il voit (c’est sans doute ce qui permet la liberté d’interprétation du critique) Ici encore une représentation, un rétrécissement, et une référence changent le sens des choses que nous voyons.
Toujours est-il que cette dernière œuvre est lumineuse, ce qui nous ramène à l’or, et j’aurais envie de conclure de manière poétique, en disant que ce que cherche sans doute Audrey Martin, plutôt que l’or du temps des surréalistes, c’est l’or de l’art, c’est-à-dire un point lumineux qui sert de levier à ces choses demeurées dans l’ombre et qu’il appartient à l’artiste de mettre en lumière au grand jour.
BTN
Mis en ligne le mardi 23 janvier 2012.
La présentation des travaux de restructuration du Lycée Louis Feuillade aura lieu le vendredi 13 janvier à 14 h 30.
Celle-ci a lieu en salle de conférence en présence de M. le Vice-Président CRESTA.
Mis en ligne le mardi 10 janvier 2012.
Mesdames, Messieurs,
En cette veille de vacances qui nous conduit sur le pas de la
porte d'une nouvelle année, je vous souhaite à vous ainsi qu'à tous ceux qui vous sont chers mes merveilleux voeux pour 2012.
En offrande, je vous propose cette pensée du grand Jaurès :
« Il n'y a que le néant qui soit neutre […] On
n'enseigne pas ce qu'on veut […], on n'enseigne
pas ce que l'on sait ou ce que l'on croit savoir :
on n'enseigne et on ne peut enseigner que ce que l'on est. »
Formule célèbre, lancée au début du discours « Pour la laïque », par Jean Jaurès et qui peut s'appliquer à toute femme, à tout homme (pas seulement aux enseignants de la laïque). Chaque humain transmet ce qu'il est avant d'offrir ce qu'il sait. Là est notre rôle primordial, notre fonction ontologique face aux adultes en devenir que sont les jeunes femmes, les jeunes hommes qui nous sont confiés durant leurs années lycée.
« A l'an que ven
que se siam pas mai
que siguem pas mens »
Alain Abadie
Mis en ligne le samedi 17 décembre 2011.
Vous avez le planning à votre disposition ici.
Attention : celui-ci peut être modifié en Janvier.
Mis en ligne le samedi 17 décembre 2011.
Celle-ci a eu lieu samedi 26 novembre.
Vous avez à votre disposition les photos prises durant cette cérémonie.
Mis en ligne le mardi 29 novembre 2011.
A la demande de M. Le Recteur, le calendrier scolaire a été modifié :
le vendredi 18 mai sera vaqué, les cours sont avancés au mercredi 2 novembre 2011.
Le Rectorat apporte les précisions suivantes :
L’emploi du temps d’un vendredi (semaine B) s’appliquera le mercredi 02 novembre, journée de reprise anticipée des cours au retour des vacances de la Toussaint, et non l’emploi du temps d’un mercredi classique.
Cette information est diffusée sur le site internet du lycée à l’intention de chaque parent et sur Pronote. Les professeurs principaux sont chargés d’expliquer aux élèves la logique de cette semaine de rentrée singulière, qui ne comportera que 3 jours dont 2 vendredi semaine B.
Situation(s) particulière(s) :
-Les classes du secteur professionnel en stage à la date du 18 mai ne sont pas concernées par cette récupération. Il s’agit des 2MSA1, 2MSA2, 2MSA3.
-Les BTS 2ème année et les BTS AGP1 ne sont pas concernés par cette récupération.
-L’accompagnement personnalisé de 1ère L1 est celui du Semestre 2, les autres 1ères n’ont pas AP.
L’équipe de Direction
Mis en ligne le mardi 18 octobre 2011.
Le calendrier « admission postbac » vient de paraître sur le site de l’ONISEP
Il est aussi téléchargeable sur notre site : bachelier 2012.
Mis en ligne le samedi 01 octobre 2011.
Le Logiciel « PRONOTE » permet aux familles de suivre la scolarité de leur enfant (notes, absences, bulletins, cahier de texte, actualités, menu cantine…).
L’accès au logiciel se fait via le site du lycée sur l’onglet « Pronote ».
Pour y accéder, il faut être muni d’un identifiant et d’un mot de passe.
Cette semaine, les codes d’accès seront distribués à votre intention par l’intermédiaire de vos enfants.
Il est rappelé qu’aucun code ne peut être donné par téléphone.
Mis en ligne le dimanche 25 septembre 2011.
Le logiciel « GRR » de réservation des salles (accessible depuis le site du lycée) sera opérationnel à partir du lundi 26 septembre.
L’accès se fera avec vos identifiants « réseau ».
Mis en ligne le mardi 20 septembre 2011.
Les identifiants et les codes pour le logiciel Pronote ont été distribués cette semaine.
Vous avez à votre disposition les différents renseignements pour télécharger le logiciel et le paramétrer sur cette page.
Mis en ligne le samedi 17 septembre 2011.
Site réalisé par L. ALEGRE, professeur de Mathématiques - Sciences Physiques en enseignement professionnel.
Responsable du site : M.ABADIE, Proviseur du Lycée Louis Feuillade.
Version 2.0.9